Jeudi 14 Juin 2007 – Jour 28 – Vincent
Après trois heures intensives de chinois, Nicolas nous a rejoints pour que nous partions tous trois au Jazz Coffee Club où se déroulait une soirée entre étudiants étrangers de l’Université, qui vont bientôt clôturer leur séjour ici. Animation de la soirée : un étudiant qui joue de la guitare en chantant quelques chansons connues de tous.
Nous y retrouvons des Français et les Canadiens que nous avons rencontrés la semaine dernière, avec qui nous passons la soirée. Ils nous quittent mercredi et partent ce week-end visiter les Montagnes Jaunes, mais nous ont invité à passer avec eux leur dernière soirée en Chine.
Nous fermons le bar avec Vincent, un homme de 39 ans dont j’aurais du mal à résumer la nationalité en un seul terme. Né à Paris de parents franco-belges, il dit avoir été plus élevés par la communauté marocaine de son quartier. Aide-soignant de formation, il est passionné par la médecine traditionnelle chinoise (dont Hangzhou est une des villes phares, avec Pékin), et va travailler à Monaco, où il a, semble-t-il, rencontré ou travaillé pour Benjamin Netanyahu, qui l’a beaucoup impressionné. J’ai eu un peu le tournis à suivre la suite de son parcours… Il a vécu à Montréal et Caracas. Il maîtrise l’anglais, l’espagnol et le français, qu’il perd un peu, et déclare très modestement bredouiller une douzaine d’autres langues (suédois, brésilien, arabe…) ou dialectes (comme la langue gitane ou le créole martiniquais dans lequel il s’est entretenu avec Nicolas, dépassé).
A Hangzhou, Vincent est professeur d’anglais pour des élèves de primaires, qui lui apprennent des mots de chinois durant les récréations. Il accompagne en réalité son amie avec qui il vit au Mexique, pays dont il se sent maintenant le plus proche, qui est malade.
En nous parlant, il nous a mécaniquement fait quelques démonstrations de ses talents et nous a palpé le cou avec une rare perfection.