lundi 30 juillet 2007

Vendredi 27 Juillet 2007 – Jour 71 – Le Bund et Pudong de nuit

« Quitte à ne rien faire à notre bureau, autant gagner un peu de temps en allant à Shanghai aujourd’hui, et profiter pleinement de l’un des derniers week-ends d’Anthony ici » fut notre idée du jour.


Aussi, Pierre-Michel et moi sommes allés en début d’après-midi à la gare, avec Nicolas. Malheureusement, aucun train n’était disponible avant 19 heures… Dur d’honorer notre rendez-vous sur place à 16 heures. Un peu malgré nous, nous avons consenti à emprunter l’un de ces bus, proposés par des rabatteuses aux abords de la gare, à un prix supérieur au CRH, le train express reliant Hangzhou à Shanghai en à peine 1h20.

Programme de notre soirée : Pudong de nuit, en descendant Nanjing Lu, la grande avenue du Bund.


Un bon avant-goût de notre week-end dans la ville.




Mercredi 25 Juillet 2007 – Jour 69 – Les Chinois et le recyclage

Qu’en est-il du rapport avec le recyclage en Chine, pays de l’achat éphémère – des vêtements aux objets de consommation -, à l’heure de la prise de conscience générale ?

Les poubelles en centre ville sont généralement doubles : un compartiment pour les détritus recyclables, un autre pour ceux qui seront incinérés. Des employés en vélo traînent parfois derrière eux des remorques de papier, de polystyrène ou de plastique, destinés au recyclage. Parfois, on vous demande votre bouteille vide. Il doit exister une rémunération au poids de certains matériaux.

(Notons sur cette photographie la présence du paquet de cigarettes vide jeté à quelques centimètres de la poubelle… Le dernier effort à faire pour avoir une ville propre ?)

Quant aux tickets de bus ou de métro, ils sont quasi-inexistants ! On paye le bus en versant la somme nécessaire (jamais plus de 2,5 yuans) dans une urne. Un carnet de ticket permet d’avoir un justificatif, mais à quoi bon ?

Hangzhou ne dispose pas encore de métro, mais voici j’ai pu constater à Shanghai :
La forme la plus répandue est celle d’une carte magnétique prépayée (avec une caution de 20 yuans) que l’on présente à une urne en entrant et en sortant des stations. Le montant est automatiquement calculé et il y a toujours un poste avec un agent a proximité si le montant excède le crédit de la carte. Il est toujours possible de payer pour un seul trajet. Dans ce cas, on bénéficie d’une carte, magnétique elle aussi, que l’on jette dans un collecteur à l’arrivée. Elle servira à nouveau lorsqu’elle sera activée ultérieurement.

Le système n’est pas parfait (notamment pour des raisons sanitaires… On voit dans notre campus les employés de la ville qui déversent les poubelles au sol avant de pelleter leur contenu dans une remorque qu’ils tirent à vélo en traversant la cité), mais possède quelques éléments intéressants, que l’on pourrait développer en Europe. Il aurait été surprenant qu’aucune mesure en faveur de recyclage des déchets ne soit prise dans des villes de cette ampleur.

Dimanche 22 Juillet 2007 – Jour 66 – Marché de la soie


Pour clore leur visite de Hangzhou, nous avons conduit Anthony et Sysmo au marché de la soie. Cela était aussi pour nous la première occasion d’avoir véritablement du temps à y passer.

Nous y ferons quelques achats, dont un peignoir rapidement négocié par Anthony à 100 yuans (10 euros !)

Samedi 21 Juillet – Jour 65 – De la visite !

Anthony et Sysmo sont arrivés en début d’après-midi pour passer le week-end dans « notre » ville. Première mission : les nourrir. Les restaurants du campus étant tous fermés, nous avons donc improvisé un pique-nique dans ma chambre.

Après nous être ainsi restaurés, nous avons pris la direction du lac. Le contact avec un peu de verdure a ravi nos visiteurs.



Après cela, nous nous sommes dirigés vers Hefang Jie, la vielle rue commerçante, traditionnelle et donc touristique.

La nuit tombant, nous avons ensuite rejoint Nicolas, qui tenait à nous faire goûter le vin de yangmei (je préfère le nom chinois à « arbouses »).

Ragaillardis par ce breuvage, nous sommes allés au G+, la boîte de nuit en vogue de la ville (ou plutôt Nicolas, habitué du lieu, nous y a emmenés).

Jeudi 19 Juillet 2007 – Jour 63 – Repas d’adieu de Sona

Aujourd’hui, nous avons dû écourter le cours de chinois pour répondre à l’invitation de Sona, une Indienne de notre résidence, qui nous a invités à partager sa dernière soirée chinoise.

Nous avons donc dîné dans un Teahouse, en compagnie de ses amis polonais, espagnol et indien. Un buffet varié, accompagné d’un thé délicat, a donc ponctué le séjour à Hangzhou de Sona, qui décolle demain en direction de Bombay

Mercredi 19 Juillet 2007 – Jour 62 – Marché de nuit

Nous avons testé le marché de nuit de Hangzhou (comme son nom l’indique, il ouvre en début de soirée, mais les stands ne restent pas après 22h30).

Nous avons donc déambulé durant une petite heure entre les stands de vendeurs de babioles, contrefaçon de montres et de sacs griffés, DVD, et autres babioles (on y trouve même des affiches de propagandes datant de Mao). Nos emplettes : une chemise modèle traditionnel et deux paires de lunettes, pour un total de 75 yuans.


lundi 16 juillet 2007

Lundi 16 Juillet 2007 – Jour 59 – Wo shi Faguo ren !


En allant dans les laboratoires, j’ai croisé aujourd’hui une bande d’enfants qui devaient avoir tout au plus 6 ans. A ma hauteur, j’ai entendu l’un glisser à son voisin « Meiguo ren » (« Un Américain »). Ce à quoi j’ai rétorqué « Wo bu shi Meiguo, wo shi Faguo ! » (« Je ne suis pas Américain, je suis Français »).

Je suis assez fier d’avoir pu comprendre une parole, bien qu’extrêmement basique, qui ne m’étais pas adressée.

Dimanche 15 Juillet 2007 – Jour 58 – Jardins des Martyrs de Longhua

Nous allons visiter le Jardin des Martyrs de Longhua.

Nous passons devant une statue « Indépendance, Démocratie, Révolution et Construction »… Le parc est bien aménagé, faisant cohabiter un cimetière militaire avec des murs aux inscriptions collectives. Une touche de calligraphie, un peu de verdure, l’endroit est agréable.



Samedi 14 Juillet 2007 - Jour 58 – Cocorico !

En ce jour de Fête nationale, nous rejoignons Anthony et Sysmo à Shanghai. Ils sont avec Jeff, un Français qui effectue à Shanghai son stage de fin d’étude dans la ville, et sa copine chinoise.


Nous prenons la direction des vieux quartiers. Les bâtisses rénovées au style ancien abritent des commerces.


Au loin se dessinent les contours des gratte-ciels de Pudong.



Le temps de déposer nos affaires chez Anthony, et nous filons à une soirée organisée par la Chambre de Commerce et de l’Industrie.

Nous avons rendez-vous au pied de la Pearl Oriental Tower avec d’autres Français, avant d’aller fêter le 14 Juillet en compagnies d’expatriés Français.

Vendredi 13 Juillet 2007 – Jour 57 – Un parfum d’Afrique

Après quelques heures de récupération, nous nous présentons dans le hall de l’hôtel pour partir en direction de l’aéroport. Certains n’ont pas dormi de la nuit. Un Hollandais partira avec un oreiller de sa chambre sous l’épaule, sans choquer personne…

Le soir, nous allons laver nos vêtements dans le bâtiment voisin. Des machines à laver sont en libre service. Nous rencontrons y un Africain cuisinant son repas. Nous discutons avec lui et il nous invite à passer un jour le voir dans sa chambre. « La Centrafrique et la France sont des pays amis. Vous êtes notre pays colonisateur ».

Nous restons médusés par ces propos, mais ravis de cette hospitalité.

Jeudi 12 Juillet 2007 – Jour 56 – Mutinerie

Un parfum de mutinerie souffle sur notre motel à notre réveil. Menés par un Anglais, un Russe et un Hollandais, nous faisons part à Maggie de notre intention de ne pas aller tourner aujourd’hui si notre salaire n’est pas revu à la hausse. Au lieu des 600 yuans (60 euros) prévus initialement, nous en réclamons 1000. (A titre de comparaison, un figurant Chinois est rémunéré 50 yuans pour une journée de tournage). Assez vite, la situation se débloque et nous obtenons gain de cause.

Nous retournons donc sur la plage, pour ramer devant un décor uniforme, au sec, en mimant la douleur des intempéries. Les deux groupes se relayent, sauf pour moi qui revêts un costume propre. J’ai ainsi le privilège de ramer sans interruption avec les deux troupes.

Ensuite, nous jouons à nouveau un débarquement. Avant d’aller manger, nous sommes quelques-uns à figurer dans une scène de combat. Je suis étendu au sol. Au signal je dois rouler pour sortir du champ.

Action ! Je reçois des projections de sable dans le cou avant d’effectuer mon retrait. Je passerai l’après-midi à subir le frottement des grains sur mes épaules rouges.

Les conditions sont meilleures que la veille. Maggie, pour calmer les esprits échauffés, est allée nous chercher des sandwichs et des ailerons de poulet au KFC. Nous avons même droit à des boissons fraîches (des bières pour certains) et un tube de crème solaire circule de main en main.

Cet après-midi, nous jouerons un assaut sur la plage et figurerons comme soldats morts pour une scène quelconque. Par une chance inexpliquée, Pierre-Michel et moi évitons le maquillage et j’arrive même à voir toute la scène, dissimulé sous mon chapeau.

Nous rentrons à l’hôtel prendre une douche. Nous sommes une quinzaine à repartir pour aller manger. KFC pour les Anglais, les Hollandais, les Irlandais et l’Américain, restaurant chinois pour les autres.

Après cela, nous cherchons une discothèque pour passer la soirée. Nous circulons dans des rues où l’on voit les gens massés sur le trottoir, regardant la télévision, avant d’arriver à destination, à bord d’une camionnette dans laquelle nous tenons à une dizaine.

L’endroit est un peu glauque et je sors rapidement me promener dans la ville avec les deux Polonais. Au détour d’une rue, nous tombons sur une usine plus ou moins clandestine. Nous n’arrivons pas à apercevoir l’intérieur, car les vitres sont obstruées.

Nous faisons demi-tour pour rejoindre les autres. Certains sont sortis de la boîte et veulent rentrer à l’hôtel. Je retrouve dans ce groupe Pierre-Michel et les deux Français de notre campus, que j’accompagne.

Nous rentrons donc dans un véhicule conduit par des Chinois peu rassurants. L’hôtel se profile finalement, et nous profitons d’une nuit de sommeil pour oublier nos réticences.

Mercredi 11 Juillet 2007 – Jour 55 – Action !

Réveil difficile à 7 heures. Nous avons rendez-vous devant l’hôtel, où Maggie nous sort un petit-déjeuner composé de boules de riz, de petits pains, d’un oeuf et d’un gobelet de lait chaud.

Nous prenons ensuite la direction du lieu de tournage : la plage. Nous nous changeons en marins français.

Taiwan, 1895 : Les Français tentent d’envahir l’île. Du moins telle semble être l’intrigue principale.

Nous sommes séparés en deux groupes. Je fais partie de celui qui va passer la matinée à débarquer sur la plage, à repartir au large, et à ramer en grimaçant. Nos compagnons d’armes sont en train de combattre les Chinois. Les pertes sont uniquement pour le compte de l’armée française.

A midi, nous nous reposons moins d’une heure, et mangeons des plateaux repas. Il est temps de repartir au front. Nous prenons à nouveau place dans les barques.

Le soleil tape fort et commence à attaquer le moral de notre troupe d’acteurs. Nous rejoignons finalement l’autre groupe pour mener des opérations armées au sol. On me met un fusil à air comprimé dans les mains, chargé, en me demandant de tirer devant moi, en visant les Chinois me faisant face… Je préfère tirer en l’air. Nous avons en réalité des fausses balles, qui produisent uniquement le bruit d’une explosion…

Dernière figuration de la journée. Nous sommes quelques-uns à foncer nous baigner dans une mer chaude.

Nous nous changeons et partons en direction du KFC de la ville voisine, où veut manger la majorité de la troupe. Je rejoins deux Français pour tenter un restaurant local. Crevettes, coquillages et tofu constituent principalement notre repas.

Nous rentrons à l’hôtel pour mieux observer nos coups de soleil et nous dévêtir de nos vêtements ensablés.

Après cette scène, nous devons figurer pour un combat entre un redoutable combattant chinois et de faibles fantassins français. Nous sommes déjà mort, au sol. Notre visage est maculé de charbon et de faux sang. Nous mourrons face à la caméra, tandis que les figurants chinois jouant les soldats français meurent tête baissée ou recouverte de leur chapeau « Marine de la France ».

Dernière figuration de la journée. Nous sommes quelques-uns à foncer nous baigner dans une mer chaude.

Nous nous changeons et partons en direction du KFC de la ville voisine, où veut manger la majorité de la troupe. Je rejoins deux Français pour tenter un restaurant local. Crevettes, coquillages et tofu constituent principalement notre repas.

Nous rentrons à l’hôtel pour mieux observer nos coups de soleil et nous dévêtir de nos vêtements ensablés.

Mardi 10 Juillet 2007 – Jour 54 – Le marché du thé

Suivant les conseils de Vincent, qui rentre d’ailleurs aujourd’hui au Mexique, nous sommes allés passer l’après-midi au marché du thé de Hangzhou. Après avoir tourné en rond quelques temps, nous avons fini par trouver les fameuses échoppes couvertes.

Disposant de peu de temps avant notre rendez-vous pour le départ à Xiamen, nous avons cependant goûté quelques variétés de thé, et fait quelques achats (des théières et du thé Oolong et Pu’er).

Nous nous sommes ensuite rendus au point de rendez-vous pour prendre un bus jusqu'à l’aéroport. Au total 20 figurants étrangers, parmi lesquels 6 Français, 3 Irlandais, 2 Hollandais, 2 Anglais, 2 Polonais, 2 Russes, 1 Américain, 1 Australien, 1 Slovaque.

Nous arrivons à Xiamen vers 23 heures. Dès la sortie de l’aéroport, les Anglais et les Irlandais font arrêter les cars pour acheter de la bière.

L’hôtel dans lequel nous avons dormi est tout à fait insalubre. Des décors de cinéma traînent dans le hall, sur une couche de poussière recouvrant la totalité du sol.

Dans notre chambre, la peinture est écaillée, la poubelle n’est pas vidée, on trouve des choses diverses dans les tiroirs : les carnets de comptes d’un Teahouse, un jeu de domino, des appliques murales… Heureusement, la salle de bain est plus correcte, elle n’est qu’un peu sale et l’eau n’est pas opaque. Les lits sont néanmoins confortables, c’est l’essentiel. Apparemment nous ne sommes pas les plus mal logés. Nous dormons moins de 5 heures dans cet hôtel irréel.

dimanche 8 juillet 2007

Vendredi 6 Juillet 2007 – Jour 50 – C’est l’été !

Cette fois ça y est, c’est sûr, nous sommes en plein été ! Le mercure s’est durablement installé au-delà des 35 degrés et l’humidité ambiante est chaque jour dure à braver.

En revenant de la cantine, nous croisons Fei, qui nous propose un karaoké dans l’après-midi. Nous n’allions pas refuser de l’accompagner dans un lieu prisé de la jeunesse chinoise !

Nous voilà donc embarqués pour mettre à l’épreuve nos cordes vocales et nos oreilles dans une petite salle, en compagnie de Fei et de deux de ses amies.

Nous nous efforçons d’interpréter (à notre manière) les chansons anglaises du répertoire (des chansons de John Lennon, Queen ou même…Céline Dion), en buvant des smoothies dans des gobelets multicolores.

A peine rentrés, nous enchaînons sur le cours de chinois. Avec un grand intérêt, nous avons commencé à apprendre l’écriture chinoise avec Eason.

Jeudi 5 Juillet 2007 – Jour 49 – Acteurs ?!

Sébastien, un Français que nous avons rencontré précédemment qui est en stage dans un autre département de l’Université, nous annonce qu’il a été recruté pour figurer dans Taiwan 1895. De plus, il nous assure qu’il reste 2 places de figurants étrangers et que nous pourrions les combler. Pourquoi pas ? Nous allons demander la permission à Yale de nous absenter la semaine prochaine, de mardi à vendredi, pour les besoins du tournage. Celle-ci nous répond « No problem, you are free », ce que ne nous étonne pas outre mesure.

Nous décollerons donc de Hangzhou mardi soir pour nous rendre à Xiamen, en face de Taiwan.

Mardi 3 Juillet 2007 – Jour 47 – Repos pour les designers

Le petit déjeuner est majoritairement salé. C’est pour moi l’occasion de tester l’aiment le plus étrange qu’il m’ait encore été donné de goûter en Chine : un cube de la consistance du tofu, salé, avec un petit piment à l’intérieur, recouvert de sauce sucrée, un peu comme de la confiture. Je garde mes impressions et grimace un sourire en affirmant que j’aime. Il est important de ne pas perdre la face.

Nous observons toute la matinée des maquettes de projets de zone résidentielle ou commerciale. Nous allons ensuite prospecter un terrain de bord de mer, futur terrain de golf.






Nous déjeunons avec le vice-président du port industriel de Dalian, qui nous demande au cours du repas les raisons de notre visite, en tant que designers. J’improvise une réponse vague.

Nous comprenons rapidement que la conférence était un prétexte, un appât, pour que nous accompagnions les professeurs. Fei nous expliquera plus tard qu’il est bien vu d’avoir avec soi un étranger. Peu importe que nous soyons stagiaires d’une école d’ingénieur ou designers, de toute façon nous ne comprenons pas le chinois.

Nous jouons notre nouveau rôle en début d’après-midi, lorsque nous nous rendons sur l’emplacement d’un complexe hôtelier à construite, pour l’instant terrain agricole cultivé par quelques agriculteurs, au milieu de poules et de vaches.

Nous repartons ensuite à Dalian où nous posons nos valises dans un hôtel cinq étoiles, le SweetLand Hotel. Un décor boisé est reproduit dans le hall et le restaurant. Nous partagerons une chambre double avec Fei.



Demain, nous quitterons le climat frais de Dalian pour retourner à Hangzhou. Cette parenthèse de fraîcheur nous a fait le plus grand bien.

Nous laisserons donc Dalian derrière nous, cette ville en construction pour devenir un grand port chinois, proche de Pékin et de la Corée.

A vrai dire, je suis plutôt ravi de retrouver Hangzhou, car Dalian m’a laissé l’impression d’une illusion industrielle, d’une ville sans âme profonde ni réelle personnalité

Lundi 2 Juillet 2007 – Jour 46 – Arrivée à Dalian : l’incompréhension

Réveillé par Pierre-Michel à 8h10, je me rends compte que nous avons rendez-vous 10 minutes plus tard pour partir à Dalian. Je me prépare aussi vite que je peux pour rejoindre Fei, notre collègue chinois. Un monospace vient nous chercher, avec 2 professeurs et une étudiante, qui partiront avec nous.

Nous décollons vers 10 heures et arrivons à Dalian deux heures plus tard.

A notre arrivée, nous entrons dans un minibus avec d’autres personnes, des scientifiques sûrement…

Au lieu d’assister à la conférence, nous allons visiter des agences immobilières, et maquettes de villes…

Apparemment nous sommes avec un groupe d’investisseurs. Nous commençons à nous poser des questions quant à notre présence… Fei semble tout aussi perdu que nous et du mal à nous expliquer le déroulement de la journée.


Le soir, nous déjeunons avec ce beau monde, dans un hôtel d’une ville voisine de Dalian où nous passerons la nuit, dans des chambres très confortables. L’établissement est la propriété d’un des hommes que nous accompagnons. Sur son bureau était posée en évidence une plaque indiquant qu’il était la 75è fortune de la ville (qui compte plus d’un million d’habitants).

A table, les plats copieux sont déposés sur un plateau tournant et nous nous plions à la coutume de remercier nos hôtes en trinquant avec eux. Nous apprécions la spécialité locale, une sorte de brioche fourrée aux épinards.

Soudainement, tout le monde se lève, alors que le repas ne semblait pas fini. PM et moi échangeons un regard, interloqués.

Nous retournons tous dans le minibus et prenons la direction du centre ville. Sur la grand place se déroule une fête de la bière locale. Une scène est montée, où se produisent des représentations de chant, de danse et de kung fu.

Nous nous installons à une table où arrivent vite des crevettes, des coquillages, des brochettes et plusieurs caisses de bière.

Après une multitude de gambei, nous finissons sur la scène. Nous tentons de bredouiller quelques mots en chinois, ce qui provoque l’hilarité de la foule. Pierre-Michel s’essaye à la guitare, je l’accompagne en frappant dans les mains, et nous retournons à notre place.

Nous sommes une véritable attraction pour les habitants de cette petite ville, qui voient peu d’étrangers. Quelques uns nous prennent en photo.

Nous rentrons vite à l’hôtel passer une courte nuit.

mercredi 4 juillet 2007

Dimanche 1er Juillet 2007 – Jour 45 – A nous Dalian !

Nous partirons bien à Dalian demain matin ! Au programme : conférence et visite libre de la ville.

Après l’annonce de cette bonne nouvelle, je suis allé respirer un peu le long du Lac de l’Ouest, plus particulièrement dans le Jardin des Lotus.

Les fleurs ont commencé à germer et le spectacle est vraiment magnifique.
Samedi 30 Juin 2007 – Jour 44 – Pharmacie traditionnelle


Sous un soleil qui commence à nous faire souffrir, nous voulions aller visiter le Musée de la Pharmacopée Traditionnelle. Mais à force de traîner dans les rues commerçantes et de nous arrêter pour nous désaltérer, nous sommes arrivés trop tard sur place et avons dû nous « contenter » de la Pharmacie Traditionnelle, le musée étant fermé.

Vendredi 29 Juin 2007 – Jour 43 – Déplacement « professionnel » ?


A la recherche désespérée de travail, j’ai erré l’après-midi dans les laboratoires de l’université. Du moins était-ce mon objectif. Je suis en effet resté quelques temps à discuter avec Andi, notre collègue finlandais.

Un Chinois est entré dans la pièce et lui a proposé d’aller assister à une conférence sur les échanges culturels Chine-autres pays (la description était assez vague). Il semblait chercher des étrangers pour représenter l’Université. Comme il doit passer la semaine prochaine ses examens de chinois, Andi ne peut pas, malheureusement…pour lui ! Du coup nous pourrions prendre sa place. Nous avons rendez-vous dimanche dans notre bureau pour savoir si cela se fera. Yale est d’accord (cela l’arrange aussi, elle n’avait rien à nous proposer ici). Réponse dimanche.

Les résultats des examens de chinois des élèves de notre résidence semblent être tombés. Pour l’occasion, les lauréats étaient réunis devant le bâtiment pour une petite cérémonie.

Juste après, les premières valises se sont bouclées et la résidence commence à se vider…

Jeudi 28 Juin 2007 – Jour 42 – Acteurs ?

A notre retour du bureau, une femme se présentant comme une employée d’un magazine ou d’une série télévisée nous a demandée nos coordonnées. La chose est apparemment fréquente (il est vrai que l’endroit est propice pour trouver des étrangers), puisque Vincent (rencontré il y a deux semaines) a déjà testé la formule. Affaire à suivre…

Mercredi 27 Juin 2007 – Jour 41 – Des fruits après le non-travail

Nos exploitations de mesures sont finies, Yale a été ravie de les recevoir et nous a félicité pour la rapidité et la qualité de notre travail. Nous ne savons pas ce qui nous attend à présent, ni même si quelque chose nous attend.

Après le cours de chinois, nous sommes allés acheter quelques fruits -une figue et une mangue chacun- que nous avons ensuite mangés sans se faire attendre à notre retour. Quel régal !