lundi 16 juillet 2007

Jeudi 12 Juillet 2007 – Jour 56 – Mutinerie

Un parfum de mutinerie souffle sur notre motel à notre réveil. Menés par un Anglais, un Russe et un Hollandais, nous faisons part à Maggie de notre intention de ne pas aller tourner aujourd’hui si notre salaire n’est pas revu à la hausse. Au lieu des 600 yuans (60 euros) prévus initialement, nous en réclamons 1000. (A titre de comparaison, un figurant Chinois est rémunéré 50 yuans pour une journée de tournage). Assez vite, la situation se débloque et nous obtenons gain de cause.

Nous retournons donc sur la plage, pour ramer devant un décor uniforme, au sec, en mimant la douleur des intempéries. Les deux groupes se relayent, sauf pour moi qui revêts un costume propre. J’ai ainsi le privilège de ramer sans interruption avec les deux troupes.

Ensuite, nous jouons à nouveau un débarquement. Avant d’aller manger, nous sommes quelques-uns à figurer dans une scène de combat. Je suis étendu au sol. Au signal je dois rouler pour sortir du champ.

Action ! Je reçois des projections de sable dans le cou avant d’effectuer mon retrait. Je passerai l’après-midi à subir le frottement des grains sur mes épaules rouges.

Les conditions sont meilleures que la veille. Maggie, pour calmer les esprits échauffés, est allée nous chercher des sandwichs et des ailerons de poulet au KFC. Nous avons même droit à des boissons fraîches (des bières pour certains) et un tube de crème solaire circule de main en main.

Cet après-midi, nous jouerons un assaut sur la plage et figurerons comme soldats morts pour une scène quelconque. Par une chance inexpliquée, Pierre-Michel et moi évitons le maquillage et j’arrive même à voir toute la scène, dissimulé sous mon chapeau.

Nous rentrons à l’hôtel prendre une douche. Nous sommes une quinzaine à repartir pour aller manger. KFC pour les Anglais, les Hollandais, les Irlandais et l’Américain, restaurant chinois pour les autres.

Après cela, nous cherchons une discothèque pour passer la soirée. Nous circulons dans des rues où l’on voit les gens massés sur le trottoir, regardant la télévision, avant d’arriver à destination, à bord d’une camionnette dans laquelle nous tenons à une dizaine.

L’endroit est un peu glauque et je sors rapidement me promener dans la ville avec les deux Polonais. Au détour d’une rue, nous tombons sur une usine plus ou moins clandestine. Nous n’arrivons pas à apercevoir l’intérieur, car les vitres sont obstruées.

Nous faisons demi-tour pour rejoindre les autres. Certains sont sortis de la boîte et veulent rentrer à l’hôtel. Je retrouve dans ce groupe Pierre-Michel et les deux Français de notre campus, que j’accompagne.

Nous rentrons donc dans un véhicule conduit par des Chinois peu rassurants. L’hôtel se profile finalement, et nous profitons d’une nuit de sommeil pour oublier nos réticences.

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