C’est donc très tôt que nous avons quitté notre sommeil, pour rejoindre le troisième sommetle plus élevé des Montagnes Jaunes, éclairés à la lumière de deux lampes de poche et de
quelques téléphones portables. Quarante-cinq minutes de marche en guise de réveil
musculaire et sur place, déjà des touristes au sommet. Nous parvenons tout de même à nous
faufiler pour trouver de bonnes places sur le rocher.
Malheureusement, des nuages masquent le soleil et sa
luminosité rouge qui couvre habituellement les sommets.
Nous apprécions tout de même la vue et la nuit qui se dissipe
à travers les pics lointains.
Ne perdons pas de temps ! Nous reprenons la marche pour
arriver, après une descente vertigineuse, nez à nez avec deux arbres soutenus par des câbles
qui constituent un symbole comme l’aiment les Chinois. Deux arbres qui symbolisent
l’hospitalité chinoise. Des barrières encadrent la file d’attente pour tous les randonneurs qui
veulent se faire photographier devant. Nous attendons patiemment…


Suite à cela, Fei nous propose, comme hier, de faire bande à part et d’emprunter un sentier
plus long que les autre. Objectif : gravir le deuxième sommet le plus élevé, le premier étant
fermé aujourd’hui. Il nous avertit qu’il est très dangereux, c’est peut-être ce qui nous a décidé,
au fond. Un collègue nous rejoint et nous sommes donc 5 à tenter l’aventure.
L’ascension sera assez rapide, car les marches (nous en avons compté 1314,à tour de rôle) sont plutôt abruptes, au point que nous nous demandons
comment nous allons pouvoir descendre. Au sommet, une vue imprenable
sur les montagnes longilignes que nous surplombons.
Vient ensuite le plus difficile et le plus périlleux : la descente.
Sur des marches parfois glissantes, parfois humides, parfois inclinées, et aidés d’une corde,
d’une rampe sculptée ou de notre seul équilibre, nous entamons la descente.


Petite surprise sur le chemin, nous croisons des singes. Au premierabord inoffensifs, ils réagissent mal aux flashs qui les assaillent.
Pierre-Michel et moi restons en retrait tandis que les trois autres
nous attendent un peu plus bas. Nous rassurons une mère de famille
restée avec ses enfants, apeurée en voyant les singes s’approcher de
nous. Nous gardons notre calme et les animaux s’éloignent. L’orage
est passé, nous reprenons notre chemin.
Nous rejoignons finalement les restes de notre groupe. Le temps de se désaltérer et nous
continuons la descente pour retourner à notre bus.
Nous croisons quelques porteurs qui montent sur leurs épaules, suspendus à une branche de
bambou, les produits vendus au sommet, des valises, ou des bouteilles de gaz (!).
Après ce dernier effort, nous prenons place dans le bus. Une petite halte pou déjeuner, et
nous reprenons notre sommeil pour ne nous réveiller qu’à Hangzhou. Nous retournons vite
dans nos chambres pour nous reposer un peu nos mollets sur nos lits pas si inconfortables que
cela, finalement.
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